Nina Almendine

The Official Website

LIRE

 

Nina Almendine interviewée par Camille Rémy, Auteure.

« Camille Rémy : Est-ce que les retours que vous pouvez avoir de lecteurs sont des sources d’inspiration, sont des choses que vous avez utilisées pour avancer ou pour modifier éventuellement des choses quand vous écrivez ?

Nina Almendine - J’avoue que, quand il y a des retours de lecteurs, pour moi c’est comme un miroir qui scintille dans des rayonnements que je n’aurais même pas imaginés, donc c’est un vrai plaisir. Ça va effectivement nourrir ma création par la suite. Cela ne veut pas dire que je vais prendre en compte les directions que certains lecteurs peuvent me suggérer. Mais si elles vont dans le sens de ce sur quoi je travaille, effectivement j’en tiens compte.


CR
- Quelle est la plus belle expérience que vous avez eue en matière de retour, c'est-à-dire la fois où vous avez vraiment eu le sentiment que la personne qui avait lu votre texte y avait lu ce que vous espériez qu’elle lirait ?

NA - J’ai le souvenir d’une femme qui avait en fait accompagné son mari dans une des expériences que j’avais décrite dans un livre et qui m’a vraiment remerciée d’avoir pu retrouver tout cela. Elle m’a invitée de proposer cet écrit au théâtre. Je n’avais jamais envisagé cette possibilité qui était contenue dans le livre en fait.

CR - A contrario vous est-il arrivé d’avoir eu des retours où vous vous êtes dit : « Catastrophe, c’est complètement passé à côté ! » ?

NA - Les retours que j’ai eu et qui m’ont donné cette impression, bizarrement ce ne sont pas des retours où il y eu des critiques négatives mais plutôt les non-retours. En tous les cas les retours en forme de non retour, ce sont les retours où il n’y a aucun mot.

CR - La finalité d’un travail d’écriture, c’est nécessairement la lecture par un lecteur autre que soi-même ? Est-ce que parfois vous écrivez pour vous-même, uniquement ?

NA - Bonne question… Je pense que tout ce que j’ai écrit et sur quoi je ne suis pas revenue finalement s’adresse à moi ou s’adresse à d’autres vers lesquels je n’ai pas fait l’acte de partage. Plus ça va et plus j’ai cette conscience où je me dis que finalement c’est un mouvement, quand ça va vers l’autre, un autre précis, que c’est un mouvement que j’ai contenu et c’est un point d’évolution pour moi d’aller dire et donc peut-être lire à cet autre ce que j’ai écrit pour lui ou pour elle. » 

 

Copyright © 2011. All Rights Reserved.